Interview pour Jean Zaganiaris

Je réponds à l’interview de Jean Zaganiaris.

Interview pour Jean Zaganiaris

– Quel est votre parcours (études, entrée dans la vie professionnelle) ?

Mon parcours est secret, je suis masquée et je protège mon identité mais j’ai fait des études supérieures à bac+5.
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– Depuis quand avez-vous commencé à écrire ?

J’ai toujours écrit, depuis que je sais écrire en fait mais j’écris de la littérature érotique et BDSM depuis deux ans.
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– Qu’est-ce que vous apporte l’écriture érotique ?

Cela me permet de mettre en mots des choses que je vis, des choses que j’aimerais vivre, mais surtout cela me permet d’explorer des émotions, sensations et faire découvrir au monde ce que nous pouvons vivre de fort dans la sexualité et qui nous fait nous sentir en vie.
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– Quel a été le point de départ de la collection Indécence ? De quelle façon vous êtes vous trouvé directrice de cette collection ?

C’est en discutant avec mon éditeur qu’il m’a proposé d’ouvrir une collection non traitée ailleurs, une collection qui traite des textes BDSM et SM.
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– Quels sont les auteur.e.s que vous appréciez ?

J’apprécie beaucoup d’auteurs : Zola en premier lieu qui est un Maître à penser pour moi, puis Bernard Werber qui est exposé dans ma bibliothèque en bonne place et puis tant d’autres … je lis beaucoup et de tout. J’adore aussi Franck Thilliez, des polars noirs et scientifiques où les émotions sont très fortes aussi, tant dans la survie que dans l’envie d’enlever la vie. En y réfléchissant pas si loin du BDSM et du SM. Sauf qu’on ne tue personne mais parfois on frôle la limite (sourire).
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–     Dans rencontre avec la vérité, vous racontez vos propres expériences ou bien est-ce qu’il y a la touche de la fiction ?

C’est une pure fiction, mais ce sentiment d’appartenance, je le vis chaque jour et je n’aurai pas trouvé de meilleurs mots que ceux que Léna expose.
 
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– Comment vous est venue l’idée de publier Rencontre avec la vérité ?

J’ai écrit beaucoup de textes que je n’ai pas encore publiés, je les sors au fur et à mesure car tous mes textes ont des liens les uns avec les autres, donc c’est un long processus à mettre en place.
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– Quand a-t-il été écrit ?

Il a était écrit en juin 2015.
 

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– Comment s’est passée la rencontre avec l’éditeur ? 

Cela s’est fait par mail, j’ai envoyé mon premier roman Affranchis-moi et j’ai étais contacté pour me dire qu’il voulait l’éditer. J’étais ravie.

 

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–    D’emblée, Rencontre avec la vérité rompt avec « la relation vanille » et montre que la fille cherche un Maître (cela fait penser d’ailleurs au Goût des larmes de C. Calioppé). Que représentent les premières pages de votre roman de ce point de vue ?

Oui Léna est une femme qui ne comprenait pourquoi elle n’était pas heureuse dans sa vie alors qu’elle avait tout et c’est Gabriel qui va lui ouvrir ce monde qu’elle ne connaît pas et qui lui permet enfin d’exister. Cela nous montre aussi que les us et coutumes ont dirigés notre façon de concevoir les choses, et que la sexualité est souvent de telle ou telle manière mais en fait il existe autant de formes de sexualité que de personnes et les pratiques dites « dures » sont très répandues mais souvent secrètes et protégées?
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– Au début du roman, Léna est punie. Que représente cette punition ?

Une soumise doit dévotion à son Maître, elle doit être présente à chaque instant et n’être qu’avec lui. En étant ailleurs Léna n’est plus consciente de ce qu’elle ressent et de la douleur éventuelle qu’elle peut vivre, par conséquent elle se met en danger et met Gabriel en danger qui ne reçois que de faux signaux de son corps.
 
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– Cette punition semble être une sorte de performance vécue par Léna, qu’en pensez-vous ?

Oui c’est une performance psychologique car premièrement elle l’a défiée et puis 40 coups de fouet on est censé s’en rappeler mais elle sait qu’elle doit l’honorer et qu’elle ira au-delà de ses limites psychologique.
 
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– A un moment, Léna dit « plus rien n’existe autour de moi que le bruit de l’air éclaté par le fouet et annonçant la morsure prochaine de ma peau. » qu’est-ce que cela représente dans le récit ?

Cette phrase décrit l’hyper-éveil dans lequel la soumise se trouve et qu’elle ressent déjà dans son corps les sensations et stigmates que va laisser le fouet. 
 
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– Que signifie pour Léna les compliments que le Maître lui adresse après la punition ? 

Cela signifie qu’elle l’a honoré. Les gratifications sont toujours présentes, que ce soit après un acte sexuel ou une punition.
 
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– Quelle est la nature du plaisir éprouvé par Léna durant la punition ?

C’est le plaisir de vivre la réparation de son affront. C’est le plaisir de lui appartenir, c’est le plaisir de se sentir en vie grâce à lui.
 

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– Quelle est l’importance des forums du net dans le roman ? Il n’y aurait que là où l’on pourrait faire des rencontres ?

Non bien sûr mais derrière un écran tout est tellement plus simple.
 
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– Que représente Maître Gabriel pour Léna ?

 Comme son nom l’indique, c’est un ange, c’est celui qui la sauve car il lui donne sa signification, il la renomme et lui donne vie.
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– Que représentent les lettres qu’il lui fait écrire ? (elles sont très belles d’ailleurs et font écho à l’expérience vécue par clarisse dans Le goût des larmes).

Les lettres comme il l’explique, servent à se confronter à des situations et à exprimer ce que l’on ressent. Quand il dit qu’il faut un nombre de lettres suffisantes c’est parce qu’il doit être sûr qu’elle a assez de vocabulaire et pourra être pleinement consciente de tout ce qu’elle va vivre et pouvoir restituer tous les détails. Les comptes rendus servent de base pour le Maître qui s’en sert pour rétablir la situation, changer des choses, aller plus loin dans d’autres et prendre la mesure des limites de la soumise.
 
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– Le passage où elle parle de certaines pratiques BDSM comme « immorales et anormales », et que Maître Garbriel lui demande ce qu’en pense son corps sont très intéressants. Pouvez-vous m’en parler ? J’aime beaucoup ce passage : (ce corps qui me connaît parfaitement et que je croyais connaître, ce corps Monsieur, me trahit. Je le découvre pris de plaisir devant ces images, s’extasier à l’idée même qu’un jour ce puisse être moi !

Oui en faisant cet exercice elle a été confronté à ses limites morales (ses croyances aussi) et elle se rend compte que son corps lui, aime cela et c’est très déroutant de s’en rendre compte. C’est tout le travail du BDSM ou du SM c’est de repérer les limites physiques et psychologiques.

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– Dans l’échange de lettres, Léna dit à son Maître : « je suis prête à me soumettre à vous mais je ne suis pas prête à tout accepter. ». Qu’est-ce que cela représente  dans le roman ?

Quand elle dit cela elle est encore ambiguë dans sa position, elle ne sait pas ce qu’il attend d’elle mais quelque chose lui dit qu’elle soit y aller, elle sait qu’elle est faite pour être soumise mais psychologiquement il y a des pratiques qu’elle ne veut pas tester.
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– Il y a aussi ce passage qui a attiré mon attention : « j’avais accepté de me soumettre et il avait accepté de m’éduquer ». Comment peut-il définir la nature du lien entre les deux amants ?

En effet la relation entre Un Dominant et une soumise est une éducation. La faire devenir une bonne Chienne. Elle doit être docile, accepter d’honorer son Maître, accepter les codes, les règles et être punie si elle refuse. En se soumettant elle accepte qu’il fasse d’elle une soumise à part entière.
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– Quelle est la nature du contrat entre les deux ?

C’est un contrat de vie, ils sont faits l’un pour l’autre, enfin elle le sait mais lui se questionne
 
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– Pouvez-vous me parler de la chute ? elle est intéressante.

(Rire) La chute est frustrante, c’est normal j’aime frustrer mes lectrices et lecteurs, mais je ne peux pas en parler dans le détail pour le moment. 
Patience …