Le chemin – Séance en plein air

– Le chemin –

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Cinq jours de soumission totale. Voilà le programme de ma semaine. Cinq jours entièrement dévouée à Lui, ses ordres, ses attentes, ses séances. Le vouvoiement est de mise durant toute cette période, ce qui me ravit grandement. Autant dire que lorsque les cinq jours seront passés, je vais avoir du mal à repasser au tutoiement. C’est souvent beaucoup plus difficile pour moi de faire ce passage que du tutoiement au vouvoiement.

J’étais très excitée de passer tout ce temps agenouillée à ses pieds et en même temps, j’avais un peu de hantise. Il m’avait averti que les choses allaient être dures et bien que je sois forte, quelque chose en moi me disait de ne pas minimiser cette information.

Je me prépare sous ses yeux. Nous allons manger au restaurant et le but n’est pas d’attirer tous les regards, car tout va se dérouler en aparté. Je m’apparie d’une jupe noire moulante fendue sur le devant, un haut blanc et noir et un gilet blanc. Maquillée et parfumée, je quitte ma maison confiante. Appareil photo sur l’épaule et sourire aux lèvres, Monsieur a des idées bien précises dont je ne soupçonne rien.

Nous nous garons tout proches de la mer et nous parcourons des allées bordées d’arbres, nous laissant enivrer par le bruit des vagues. Jusqu’à ce que l’on découvre un kiosque tout en pierre.

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En silence, je me plie à ses demandes. Parfois, des gens passent pas loin, mais Il continue à me photographier, d’autres fois ils sont tout proche et nous devons attendre qu’ils passent pour reprendre. J’aime ces moments où je prends la pose pour Lui. Rien d’obscène, de déconvenue ou de pornographique, non, ce sont des poses en réponse à des ordres et c’est cela que j’aime.

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Me laisser porter par sa voix, attendre la suite, le geste, la posture, le regard, l’ouverture de mes cuisses. Je pourrais passer des heures à m’accroupir, m’allonger, le regarder, fermer les yeux. Peu m’importe en fait, il s’agit d’une communion entre lui et moi, une confiance qui fait que je le laisse décider de la posture qu’il souhaite que je prenne. Je ne me pose pas de questions, cela m’empêcherait de prendre du plaisir.

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La séance photo terminée nous allons dîner. Une petite table tout au fond du restaurant nous attend avec vue sur la mer. Je veux savoir ce qu’il me réserve, mais j’ai juste droit en guise de réponse à une petite pochette en suédine noire, posée sur la table. Quand je comprends ce que c’était, je fais la moue. Je suis tellement bien que je n’ai pas envie de plus, mais l’ordre était tombé. Un peu boudeuse je vais aux toilettes et m’accroupis devant le grand miroir en écartant les jambes. J’insère mon œuf vibrant puis le Rosebud (le plus gros de notre collection). Autant dire que je me sens bien remplie.

 

Revenue à table Monsieur sourit, satisfait de ma docilité. L’assise n’est pas facile au début, mais petit à petit mes muscles se détendent. Nous dinons en parlant de choses et d’autres, notamment de nos projets et envies BDSM, des séances potentielles, du nombre de personnes y participant … autant dire, émoustillant et excitant à souhait.

Le dessert terminé, il décide de se promener un peu en bord de mer avant de rentrer. Il faut dire que nous sommes en plein été et qu’il y a du monde partout, par conséquent laisser libre cours à ses envies n’est pas simple. Ceci dit Monsieur ne se décourage pas et ose me demander de m’accroupir devant lui, les jambes écartées pendant que, de son rocher, il photographie mon intimité. Le mini œuf en or s’expose honteusement entre mes lèvres tandis que le Rosebud trône à bonne place.

Les gens circulent, passent derrière nous, le rouge me monte aux joues. Assise sur les rochers ou accroupie, les cuisses ouvertes, écartées, avec veste, sans veste, je suis chacune de ses envies. La fraicheur du soir commence à me glacer. Il est temps que l’on continue notre chemin. Je suis bien, accrochée à son bras, un pas derrière Lui. À la vue d’un banc de pierre, Il me lâche et demande de me tourner, dos à Lui et de lever ma jupe. Je n’avais pas envie de faire cela, il y avait trop de monde. Alors je refuse, puis négocie, mais son empressement m’oblige à agripper timidement un pan de ma jupe et la lever sur ma cuisse.

  • Plus haut !

Je lève doucement le tissu.

  • Encore !

Je grogne intérieurement ne voulant m’attirer ni ses foudres ni les voyeurs occasionnels. À ce moment il s’approche de moi et lève outrageusement ma jupe, dévoilant mes fesses à qui oserait regarder vers nous. Puis un second ordre arriva :

  • Mets un pied sur le banc et penches-toi en avant !

Là c’en est trop, il n’en est pas question ! Mais sa main autour de mon cou ne me laisse pas d’autres choix et me rappelle que je suis offerte à tous ses désirs pendant plusieurs jours. Je pose alors mon escarpin sur le banc en pierre et je balance mon corps en avant en fermant les yeux.

Ce n’est pas possible que je fasse cela ?!

Les photos s’enchainent, le froid commence à me gagner et ma bonne humeur aussi. Encore quelques clics et je peux remettre ma veste et redescendre ma jupe. Il me prend dans ses bras et m’embrasse avec insistance, ce qui me réchauffe un peu. Le bruit de la mer attire son attention, les vagues obscures venant mourir à nos pieds, demandent qu’à être immortalisées. Alors je m’assieds sur les marches d’un escalier et je ferme les yeux. Les éléments, Lui, moi, l’ensemble formant un tout agréable. Une sorte de sérénité se dégage de ce tableau. Quand il se retourne sur moi j’ouvre les jambes pour lui donner accès au mont interdit, le temps de quelques photos et nous repartons.

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Le Rosebud étant en place depuis quelque temps, plus l’œuf qui ne cesse de vibrer, je commence à être épuisé. Il faut dire que le Rosebud est lourd et que les muscles travaillent énormément à le maintenir bien en place. En haut d’un escalier, nous nous retrouvons sur les promenades où des dizaines de personnes regardent la mer. Monsieur choisit ce moment pour me demander de lui présenter mes fesses. Je ne peux pas, il y a trop de monde, on va me voir c’est sûr. Il appuie sur mon dos et relève ma jupe, puis agrippe le bijou et le retire. Quel soulagement d’un coup et quel manque aussi.

Seul l’œuf reste planté là à continuer de butiner le fond de mon ventre. Les rues s’offrent devant nous, l’œuf fait son travail, réveillant mes envies, lubrifiant ma grotte qui devient de plus en plus glissante. Sur le chemin du retour, j’aurais aimé que cette promenade dure encore, mais il ne fait plus assez chaud pour mon corps à peine couvert et Monsieur ne veut pas risquer de me voir glacer, ce qui risque de modifier ses plans.

Assise dans la voiture je regarde les paysages défiler tout en me rendant compte que nous ne prenons pas le chemin habituel. Je ne dis rien, je n’ai rien à dire d’ailleurs et me laisse conduire. Quand il s’arrête, il fait nuit et la mer fait beaucoup de bruit. Il coupe le contact, me demande d’écarter les jambes et tire sur la petite cordelette terminée par un mini oeuf en or et retire l’oeuf vibrant qui faisait encore son travail. Puis il sort de la voiture et d’un coup mon corps se met à fourmiller. Il ouvre ma porte et me demande de sortir. J’ose un « pourquoi », mais je ne reçois en guise de réponse que sa main tendue vers la mienne. Je la prends et sors, sous les courants d’air frais qui amplifient mes frissonnements d’incompréhension. Il me conduit sur la banquette arrière puis attache ma ceinture. Il va dans le coffre et en sort un bandeau qu’Il installe sur mes yeux puis pose mes mains sur mes cuisses en m’ordonnant de ne pas bouger.

La voiture redémarre et j’essaie de savoir où il me conduit, mais il fait tellement de tours et de détours que je suis perdue. Alors je reste silencieuse à écouter ma respiration. Centrée sur moi, je navigue dans mon corps qui est en pleine quiétude, tout est calme, sauf mon ventre qui chante à tue-tête. Nous roulons plusieurs minutes, je ne saurais combien exactement, car je perds la notion du temps rapidement. Bercé par le bruit de la route je me laisse glisser dans le silence et le calme. D’un coup la voiture s’arrête, ma porte s’ouvre et sa main détache ma ceinture. Le calme qui me gagnait à disparu, tout s’agite dans mon corps et dans ma tête. Il faut que je descende de la voiture, mais le sol est piquant et je suis pieds nus. Quelques pas et je me retrouve sur une couverture qu’Il a disposée par terre. Il m’ordonne de m’agenouiller et de ne pas faire de bruit.

Je sais que je ne pourrais pas rester silencieuse, c’est impossible. Sa main appuie fortement sur ma tête m’obligeant à poser ma joue sur le sol et lever les fesses. Il agrippe ma jupe et la relève au-dessus ma taille puis enfonce ses doigts dans mon intimité. Je crie, surprise et satisfaite, attendant cela depuis longtemps, mais c’est une claque sur les fesses qui me fait comprendre de ne rien dire. Pourtant, il fait exprès de rentrer et sortir avec force, il sait que je ne peux pas garder mes cris à l’intérieur de moi. J’essaie de toutes mes forces de le faire, mais cela dépasse mes capacités. Je gémis, parfois je pousse des petits cris.

  • Ne fait pas de bruit, il y a des gens autour de nous !

Inquiète, je mords mon bras pour étouffer les sons qui sortent de plus belle de ma bouche. À ce moment je reçois des coups de martinet. Je suis comme électrisée. Je ne l’ai même pas vu prendre ce jouet ni le mettre dans la voiture. Et là, il me demande de me taire alors qu’il joue avec le cuir sur ma peau ?! Cette fois c’est peine perdue, je ne peux rien retenir, je crie tant pis. Je suis ailleurs, éclatée en mille morceaux, le vent, l’extérieur, l’interdit, la possibilité d’être vue, les gens autour … créer un cocktail euphorique. À ce moment il s’enfonce en moi et ne me laisse aucun répit. Je ne peux que subir ses assauts et essayer de ne pas hurler. Sa main tire mes cheveux, me fait me mettre à genoux, creuser le dos puis il appuie à nouveau sur ma nuque pour reposer ma tête au sol. Je n’en peux plus. Je mouille de plus en plus, mon ventre hurle, ma tête va exploser. Tout comme Lui.

Il me relève, me fait asseoir sur le siège avant, mais ne retire pas mon bandeau et nous partons.

Essoufflée, j’essaie de revenir dans mon corps, de retrouver le calme intérieur. C’est comblée et épuisée qu’il me ramène chez nous et me débande les yeux.

Merci Monsieur.