Ça chauffe – Séance BDSM hot

– Ça chauffe –

Séance BDSM hotÇa chauffe - Séance BDSM hot

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Ça chauffe - Séance BDSM hot

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  • Ce soir on va jouer !
  • C’est déjà ce que nous faisons régulièrement, non ?
  • Oui, mais ce soir je vais tester tes capacités à l’endurance.
  • Qu’est-ce que cela veut dire exactement ?
  • Que nous allons voir jusqu’à quel point tu es forte.

Sur ces jolis mots jetés à la figure, je me prépare selon le souhait de Monsieur. Un déshabillé noir en dentelle et c’est tout. Il me fait asseoir dans une pièce et me demande de l’attendre. C’est long, j’ai envie de prendre un livre, d’autant qu’il y en a pleins autour de moi. Des piles par terre et sur ma table de nuit, sans compter la grande bibliothèque remplie à ras bord juste derrière la porte. Tous ces livres qui attendent que je les effleure et m’appellent. J’essaie de ne pas entendre tous ces cris, mais l’envie me dévore. Alors je prends mon premier tome, « Affranchis-moi », avec une dédicace personnelle, comme à tous ceux qui ont reçu mes livres d’ailleurs, mais la sienne est particulière, car c’est pour Lui. Je relis les mots que je Lui ai écrit avec amour et feuillette quelques pages, en tombant sur le moment où Emma rencontre Esteban. Je souris, je m’y vois, spectatrice de sa rébellion tandis que Lui, sûr que c’est la femme de sa vie, va tout faire pour la séduire. Je suis coupé dans mon élan quand j’entends mon Maître monter les marches. Je repose son livre et baisse la tête. Il s’approche de moi et veut me bander les yeux, je n’ai pas envie, je veux voir ce qui m’attend. Il s’impatiente, mais moi aussi ! C’est pénible à la fin de toujours vouloir me cacher les yeux. Je suis une impatiente combattante. J’aime le combat, le contact et avoir les choses à portée de vue pour scinder mon environnement. Mais tout cela Il le sait bien. Me priver de la vue c’est comme, me priver de paroles, c’est un supplice, même si j’arrive de plus en plus à prendre plaisir à ne pas avoir le droit de parler. Ceci dit, mon mécontentement ne dure pas, car il m’impose le bandeau tout de même, en le fermant autour de ma tête.

Avançant à tâtons en lui tenant les mains, je descends les marches dans le noir et pas sûre de moi. Il me fait attendre encore un peu au pied de l’escalier, puis me guide jusqu’à un sol plus moelleux. Enfin il retire mon bandeau et je découvre une pièce éclairée exclusivement de bougies, entièrement dégagée de meubles avec pour seul décor, un tapis, des bougies BDSM et des roulettes Wartenberg. C’est à ce moment qu’un tsunami d’émotions me submerge. Comme des courants marins arrivant de part et d’autre et s’entrechoquant pour former un tourbillon. Je suis prise entre l’excitation de jouer avec ces bougies et la peur de la brûlure. Pourtant, je connais bien la sensation de brûlure. Après mettre fait tatoué deux fois, je sais parfaitement ce qu’on ressent quand les aiguilles traversent la peau avec frénésie. Mon second tatouage m’a marqué à jamais. Sur ma peau déjà et surtout en moi. Deux heures et demi de torture exquise pour un résultat incroyable. Je ne pensais pas pouvoir le faire. Mon premier tatouage avait demandé du temps, mais j’étais jeune et ne connaissais pas encore l’addiction aux aiguilles et à l’encre. Alors que celui-ci, j’étais excité comme une puce de l’avoir. J’avais une idée bien précise : une petite phrase sur le flanc et peut-être une petite fleur au départ de cette phrase. Quand je suis arrivée chez le tatoueur, qui avait mon dessin en main, il m’a fait lui redire ce que je souhaitais et à quel endroit exactement. Et là … je n’étais plus sûr. J’avais l’impression que ce n’était pas moi, enfin pas totalement moi. Il a commencé à dessiner sur ma peau et au rythme de ses soupirs j’ai compris que lui aussi ne se sentait pas totalement en accord avec ce choix. Il m’a demandé de regarder le dessin et de lui dire si cela me convenait. J’ai souris devant mon reflet et prise d’une bouffée de liberté je lui ai dit :

  • C’est trop petit, je vous laisse carte blanche, faite le comme vous voulez et de la grandeur que vous voulez.

Son visage est devenu radieux d’un coup et nous sommes passés d’une séance d’une heure prévue au départ à deux heures trente au final. Et d’une petite phrase à un grand tatouage sur tout le flanc. J’ai eu mal, je ne dirais pas le contraire, mais cette douleur a ouvert une porte en moi. Celle de l’addiction déjà. J’aurais pu reprendre un rendez-vous tout de suite pour me refaire tatouer et surtout, cela m’a ouvert la porte de la maîtrise. De me dire que je n’en pouvais plus, et de trouver les ressources pour le faire tout de même. Il faut dire que ce tatoueur avait un petit côté dominant. Il aime travailler dans le calme et il exige cela. Enfin, le calme avec du hard rock à fond tout de même, mais il aime communiquer avec la peau de ses clients. Autant dire qu’avec la mienne il était ravi. Pas de saignement, à peine des gonflements et une bonne prise de couleur immédiatement. Quand c’était fini j’avais prévenu Monsieur qui venait me chercher et qui, à la base n’était pas pour un « grand » tatouage (la première idée), donc j’avais un peu peur de sa réaction quand il allait apprendre qu’il avait quadruplé. Montée en voiture, il me lançait un :

  • Ça était ?
  • Oui super, je suis juste fatiguée.

Il faut bien dire que j’ai lutté, j’ai était chercher loin en moi des forces, j’ai trouvé des grottes où me cacher quand la douleur était trop puissante, j’ai trouvé des lacs où me rafraichir au calme de tout ce tumulte, j’ai trouvé la paix grâce aux vrombissements de la machine qui projetait de l’encre sous ma peau, je me suis trouvé. Et au final j’étais épuisée, mais tellement heureuse. J’ai soulevé rapidement mon teeshirt et dévoilé le film protecteur sous Ses cris :

  • Mais c’est énorme, ce n’est pas ce qu’on avait prévu !
  • Le premier jet ne nous convenait pas, alors je lui ai donné carte blanche.
  • Mais ça ne vas pas, si tu lui dit ça il va te recouvrir le corps en entier.
  • Et alors ? avais-je lancé trop vite.

Et alors ?! Ça y est la combattante parlait. Elle avance droit vers son objectif sans se soucier de ses blessures, des quand dira t’on, des interdictions, des mœurs.

  • Et alors ? Alors je ne suis pas d’accord !
  • Oui, mais c’est mon corps ! avais-je planté fermement.
  • Erreur, c’est le mien !

Ah ? Oui. C’est vrai et aussi le sien. Et quel regard aura-t-il sur mon corps si je le recouvrait totalement d’un habit signifiant ma différence ? À cet instant je décidais de profiter de mon nouveau moi et de ravaler toutes les autres idées de tatouages. En trois jours tout était cicatrisé et je pouvais jouir de la beauté de celui-ci qui révélait ses splendeurs au fil des jours. Les blancs, les noirs, les ombres, les vapeurs d’eau, les mots, les pétales … tout exprime ce que je suis à l’intérieur de moi. Une sorte de conscience à ciel ouvert. Cette sensation de sentir les aiguilles pénétrer ma peau me manque. Parfois cela me prend au ventre d’un coup. J’ai envie d’un nouveau shoot. Exposé un peu plus de moi aux yeux du monde, révéler sur ma peau qui je suis intérieurement, intimement. Mais ma raison et surtout, l’Homme qui partage ma vie, me fait y renoncer. Tout du moins pour quelque temps. Car bientôt une nouvelle séance est programmée, avec un tatouage tout en Son honneur. Un dessin qu’il a choisi, que nous avons modifié et qui va demander encore quelques heures de délicieux supplice.

Lorsque je m’habille pour Lui, ou me prépare pour Lui, je le vois qui trône sur ma peau comme un trophée. Un point de départ de la nouvelle Eva. Une grande avancée dans ma vie, dans notre vie, qui vient me rappeler tout ce par quoi je suis passé et tout ce que je suis devenu. Et ce soir encore, en revêtant mon déshabillé, je sens la profondeur de mon indécence quand le tissu léger, frotte sur mon tatouage. Je suis libre ! Libre d’être moi, d’être à Lui, de le laisser prendre possession de moi. Quand il retire lentement ma tenue, je sens le contact voluptueux sur moi, sur cette partie de moi qui me révèle et cela me plait. Il le touche souvent, le regarde et aujourd’hui est très satisfait du résultat, car il est vrai que ce tatouage fait tellement parti de moi qu’on pourrait croire qu’il a toujours était là. C’est seulement vêtu de mes encres que je m’allonge sur le dos, les jambes écartées. Je me cale sur la musique. De belles chansons médiévales, douces parfois, intenses souvent, puissantes en tout cas. Et malgré cela, mon cœur s’emballe. Sait-il avant moi que cette séance va être un supplice incommensurable qui ouvrira sous mes pieds un gouffre insondable ? Certainement.

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  • Tu es prête ?
  • Oui Monsieur.

Je ferme les yeux. Je ne veux rien voir et aussi étrange que cela puisse paraître et contradictoire, j’aimerais qu’il me remette le bandeau. Une chose en moi me dit de les garder fermés et de rester en moi, ne pas quitter les limites de mon corps. « Pour quelles raisons ? me demandais-je. Chut ! Écoute ce qui se passe à l’intérieur de toi, me répondis-je ».

  • Donne-moi ta paume de main ! m’ordonne-t-il.

Je lui tends ma main et quelques gouttes de cire chaude tombent à l’intérieur. Un petit cri sort de ma bouche, la chaleur se change rapidement en brûlure. Je suis déjà tenté de dire mon code. Je sens que je vais aller trop loin, je sens que cela va me transporter quelque part, je ne sais où, mais que je vais en ressortir différente et je ne sais pas si j’en envie de cela. Je referme la main et ferme les yeux de toutes mes forces, comme pour me préparer au pire. Les premières gouttes sur mon ventre me brûlent fortement, je crie, gémi, je dis des choses que je ne comprends pas. Alors il continue. Plus haut, il remonte goutte à goutte. Ça fait mal. Encore plus haut, sur mes seins, il les contourne, puis s’approche de mes tétons.

  • Stop.
  • Je ne sais pas ce que cela veut dire !

Ça chauffe, ça brûle, ça fait mal. Encore, encore. Je sens quelque chose qui se profile. Une sorte de voile recouvre tout, je ne distingue rien, mais je sais qu’il y a quelque chose d’important pour moi derrière ce voile. Les gouttes redescendent. Mon ventre, mes cuisses, dessus, à l’intérieur, sur mon pubis. Il écarte mes jambes et laisse tomber quelques gouttes dans les sillons de mes cuisses, se répandant sur mes lèvres. D’un coup le sol se dérobe sous mes pieds, je tombe dans une sorte de magma géant, brûlant, fondant. La cire continue à chauffer ma peau, comme si elle passait ma barrière protectrice. Tout mon être fond sous cette chaleur et mes résistances aussi. Je m’enfonce dans le sol, je ferme les jambes, mais il me les rouvre, je me tords, mais à chaque fois il amplifie les coulées de cire. Bien évidemment je crie, mais cela ne m’apporte pas la libération escomptée. Il ne s’arrête plus. Il déverse par endroit une quantité importante de lave qui se répand en flaques et éclabousse le tissu autour de moi. C’en ait trop, je ne vais pas tenir, il faut qu’il arrête. Je crie :

  • Stop ! Stop !

Rien n’y fait.

  • J’en peux plus … Arrêtez …  S’il vous plait …
  • Dis ton code alors !

Pas question. Je peux aller plus loin je le sais, il le faut. Je touche du doigt quelque chose d’intense. Je dois continuer. Les sillons que créer les brûlures me donne l’impression que ma peau est ouverte. Qu’un chirurgien a joué du scalpel sur mon corps. Toujours les yeux fermés je ne Le vois pas, mais je sais qu’il jubile. Je le sens. Ses pas se font silencieux, mais le bruissement de la fibre du tapis m’indique son emplacement. Il me parle, mais je suis ailleurs, très loin. Pourtant je veux lui répondre, mais je suis au cœur d’un volcan en fusion et tout mon être demande le calme et la concentration. Il me questionne encore :

  • Ton code ?

Je réfléchis un instant. Dois-je arrêter ? Suis-je capable d’aller plus loin ? Il n’y a qu’un moyen de le savoir.

  • Vert !

Je décide d’ouvrir les yeux au moment où il renverse la bougie sur moi en formant une ligne sinueuse qui me déchire littéralement. Je suis explosée en milliers de morceaux, répandue dans la pièce. Je dois revenir en mon centre intérieur, garder toute cette énergie de survie pour moi, pour me battre, pour aller plus loin encore. Paupières closes, je tente de respirer calmement, de me redresser intérieurement. Le sol devient moelleux, je me laisse couler dans un nuage de lave qui m’engouffre. J’y suis. Je fais partie du monde. Me voilà minuscule au milieu d’un univers d’une infinie douceur. Je fais partie de cette immensité. Chaque goutte m’enfonce un peu plus dans ce néant. Tout est calme, serein. Seuls mes cris s’entendent, mais cette fois ce sont des cris de joie. Je retrouve la sensation des aiguilles, celles qui m’avaient ouvert les portes de ce chemin. Je suis bien.

Stop. Plus de bruit, plus de brûlure. Je reprends ma respiration, qui s’était largement accélérée sans que je m’en rende totalement compte.

  • Tourne-toi !

À plat ventre je reviens à moi lentement quand sa perversité se répand sur mes fesses. Surprise, je crie de plus belle, mais rapidement je retourne au cœur du volcan, à l’abri du monde. Les gouttes grimpent sur ma colonne vertébrale, je me redresse, me cambre, je hurle par moment. Puis c’est mes omoplates et là, la douleur se transforme en bonheur. C’est horrible, horriblement bon. Je sens les mouvements de ses bras qui font des balanciers et m’éclaboussent. Mon corps sonne l’alerte. Je remonte au bord du volcan d’un coup. Tout est trop chaud, ma peau me brûle, mon cerveau est en ébullition, il faut arrêter. Mais j’ai envie de continuer, voir ce qui se cache encore plus loin. « Non ! Fin de la route ! » me crie mon corps. D’ordinaire je ne l’écoute pas. J’ai un moral de guerrière et je fonce droit devant, mais là, je ne sais pas pourquoi, mais je suis convaincue qu’il faut arrêter à cet instant.

  • Quelle est ta couleur, ma belle ?
  • Rouge Monsieur.

Immédiatement tout cesse. Le silence en moi se manifeste, ma respiration s’apaise, les larmes montent. Une sorte de contemplation du chemin parcouru s’amorce devant moi et je prends timidement conscience que je suis allé loin. Très loin !

De retour sur le dos, je me prépare à le recevoir, mais je ressens à ce moment de fines aiguilles transperçant ma peau. J’ouvre les yeux et vois la roulette de Wartenberg. Il parcourt mon corps, centimètre par centimètre, il fait courir les aiguilles affutées. Une roue, deux roues, trois roues. Plus Il monte en gamme et plus la douleur s’exprime de manière vive. Les zones chatouilleuses sont horribles, elles me ramènent à la réalité d’un coup, alors je bouge pour Lui indiquer de changer d’endroit. Il appuie sur mon ventre, ça fait mal. Sur mes seins, également. Il redescend sur mes lèvres et là je découvre une tout autre sensation. C’est du plaisir qui se manifeste, mais furtivement. Il s’attarde sur toute la face avant de mon corps, en passant très proche de mes tétons, mais après cette séance de cire je ne tiens pas. C’est trop douloureux. L’ordre tombe de me retourner, je suis vide, mais le fais tout de même. Les roulettes tournent et virent sur mes côtes, ma colonne vertébrale, mes fesses, l’arrière de mes cuisses. Je suis épuisée.

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Les roulettes posées à côté de moi sont vite remplacées par ses mains sur mon corps. ll s’évertue à retirer les derniers morceaux de cire rouge qui jalonnent ma peau du cou aux genoux. Ses caresses me font du bien, elles sont douces et fermes et me rassurent. Il me prend dans ses bras, me cajole et me sert contre Lui. J’aime ce moment. Et alors que je vois le bout de cette séance, il me fait mettre debout. Je tiens à peine sur mes jambes et c’est les yeux mi-clos que je le laisse me diriger vers un autre endroit. Il attrape mes poignets et installe des bracelets qu’Il accroche avec un mousqueton à la poutre du salon, dans laquelle un piton est vissé. Lorsque les premiers coups pleuvent sur mes fesses, je crois défaillir. Avec le recul qu’Il a, il monte vite en gamme et se retrouve à m’asséner des coups de martinet avec une force dont jamais il n’a fait preuve. Je me dis intérieurement que je ne tiendrais jamais un coup de plus, que je vais flancher et donner mon code. Mais après chaque coup je sens mon vagin gonfler et palpiter. Il me réclame plus, mon corps tout entier me réclame plus. Ça tombe de tous les côtés. À droite, à gauche, sur mes fesses, mes cuisses, mon dos, mes épaules. Ma peau cuit, enfle, mes jambes flageolent, tout mon corps faibli et pèse lourd sur mes bras qui essaient tant bien que mal de me soutenir. Plus Il y met de la force, plus mon vagin l’appelle et plus mes forces se dilapident. Et ça je ne veux pas. J’ai besoin de continuer, je suis presque sûr que je pourrais jouir sans qu’il me touche. Cela fait plusieurs heures que nous jouons et que mon corps est surexcité. J’attends le moment où enfin, j’aurais le privilège de le sentir en moi.

Enfin il s’arrête, toute la pression qui m’habite tombe dans mes jambes qui se plient. Mon corps est lourd, très lourd. Il est chargé de désirs, de conquête, d’attentes exhaussées et de remerciements. Il appuis sur le mousqueton pour que mes bras retombent enfin le long de mon corps, soulageant instantanément mes poignets et mes épaules. Je n’en peux plus, il faut qu’il me baise, j’ai besoin de ça, j’ai besoin de Lui. Ses bras puissants me conduisent sur le tapis. Je me laisse faire et me positionne à quatre pattes, ouverte et offerte comme jamais. Il retire l’unique vêtement qu’il avait sur Lui, son pantalon noir et se présente derrière moi, prêt à me montrer sa satisfaction. Je n’attends que ça, je suis chaude.

Merci Monsieur.