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C’était un jour important, un jour triste et gai en même temps.

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Je revêts une robe noire, cintrée à la taille, celle qui révèle la finesse de la mienne et fait ressortir comme il se doit ma poitrine. Celle que Monsieur aime, car elle a un petit côté femme d’affaires, un petit côté on regarde, mais on ne touche pas. Les bas enfilés, le rouge à lèvres déposé sur mes lèvres pleines de désirs je mets mes escarpins et nous partons. Mon cœur bat la chamade, je ne sais pas très bien ce qui m’attend, mais je sais que cela va être fort. J’ai tout envisagé, tout calculé, presque tout prévu, mais rien ne se passera comme ce que j’ai imaginé donc je cesse d’agiter mes neurones inutilement. Sur la route il n’y a pas foule, tant mieux, j’ai besoin d’espace, besoin d’air. L’inquiétude m’envahit petit à petit. Et si je n’arrive plus à écrire ? Et si je n’arrive pas à vivre sans eux ? Et s’il n’est plus satisfait de mes écrits ? Et si je n’arrive plus à le contenter ? Et si…

Nous discutons de cette échéance qui se rapproche au fil des kilomètres que nous engloutissons puis rapidement la discussion devient BDSM. On avance, de jour en jour on avance et quand on regarde derrière nous, une dernière fois pour voir si nous avons su jouir de tout ce qui a jalonné nos journées, on se rend compte que oui et que nous pouvons continuer à avancer. Mon cœur bat de plus en plus vite, j’ai envie que tout se termine et en même temps non, je veux les retenir encore un peu, juste un peu.

Emma ! Esteban !

Notre venue à Glam’room est une nouvelle étape et pas des moindres, c’est pour finir l’écriture de la trilogie Panama que nous avons convenu d’une nouvelle date avec Rachel. Le lieu est propice à l’écriture et à l’orgasme. Tout est beau, tout est calme, tout est explosif. Nous arrivons, Rachel est déjà là, égale à elle-même, souriante et féminine, elle nous attendait. Quelle joie de la revoir et discuter quelques instants de nos vies ô combien remplies.

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À peine la porte fermée, je sens un grand vide en moi. C’est ici que tout va se terminer. Un peu d’eux restera dans ces murs. Je suis contente d’offrir mes dernières pages à Glam’room et égoïstement j’aurais aimé les garder pour moi. Mais vous m’en auriez voulu de ne pas donner une suite à leur histoire.

— Non, non, Eva soit raisonnable, il faut mettre un point final ! 

Une jolie attention m’attend sur le lit. J’adore ce petit clin d’œil.

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Nous prenons quelques photos et puis Rachel nous laisse.

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Ça y est c’est officiel, nous voilà en toute intimité. Monsieur le sait, il me prend dans ses bras et malgré lui, participe à cette chute inévitable. Beaucoup de soupirs entre deux sourires, j’essaie de faire bonne figure, mais je sens que la tristesse me gagne. Que veut-il de moi ? Que veulent-ils de moi ? Ma tête va exploser, mon vagin hurle de jouir, mon ventre se tord de douleur et de désir. Trop d’émotions contradictoires, trop de pression, je suis perdue. J’ai besoin de lui, mon Maître ! À genoux, sa main tenant la laisse me rassure. Le cadre est posé, les choses vont pouvoir commencer. Quelques photos pour endosser mon rôle et me permettre de vider mon esprit.

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Plus besoin de penser à autre chose qu’à Lui, le reste il s’en charge. Il prend mes poignets, les attaches aux menottes que Rachel a installées pour nous et je prends les poses. Je suis bien, bien mieux que tout à l’heure, mais l’angoisse me guette et attend le moment où je vais baisser la garde. Les cliquetis de l’appareil photo ne s’arrêtent plus, comme un métronome je me laisse guider par le son régulier tout en changeant de positions. Puis la laisse tombe au sol, Il n’est plus au bout de la chaine. Ses mains se tendent vers moi, je les prends et me redresse. Après un baiser langoureux, il me souffle d’aller préparer une petite pause sucrée, pendant qu’il s’occupe de la pause pimentée.

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Les valises sont sorties et déposées sur le sol, puis ouvertes. J’entends des bruits peu rassurants, mais mon corps lui s’émoustille. Toutes mes cellules sautillent. Je prépare le café de Monsieur, un thé pour moi et une viennoiserie. Ces vingt-quatre heures vont être chargées en émotions donc un peu de douceur est la bienvenue. Une fois prêt, j’attends l’approbation de mon Maître qui termine d’installer des accessoires, tout nouveaux.

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Il s’approche et contemple la table, satisfait a priori puis s’assoit. Son café est à son goût, il m’invite à m’assoir à mon tour et manger cette petite bombe à calories. Tant pis. Le stress me reprend. Une fin va être écrite ce jour et un commencement pour nous. Une nouvelle étape passée ensemble, un nouveau départ aussi. Encore un. Une fois terminé il me demande de débarrasser et de nettoyer toute trace de notre collation. Pendant ce temps il s’empare de mon ordinateur et le pose sur la table. J’essuie les assiettes et les ranges pour ce soir et commence à soupirer fortement. Il m’enlace et me souffle doucement à l’oreille qu’il faut que je termine maintenant. Je le regarde pour juger du moment. Est-ce le bon ? Vais-je tenir sans craquer ? Je ne veux pas abîmer ce séjour en pleurant durant des heures. Il est prêt lui aussi à vivre les derniers moments. Installée avec un thé, mon écouteur dans l’oreille pour ne pas me couper de mon homme, j’y vais. Pendant ce temps, Monsieur installe des accessoires à côté de moi, prévision de la soirée, puis prend des photos.

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Les minutes s’écoulent, je soupire, je respire fort, parfois je ravale des larmes, car les dernières pages sont douloureuses. Monsieur me regarde, participe à ma douleur, car à ce moment-là c’en est une. Je change de place, besoin de bouger et finalement de me retrouver seule avec mes personnages. Il le sait et l’accepte. Tranquillement il sort un trépied et installe la caméra. Je me tords les doigts, j’ai froid, puis chaud, je ravale mes sanglots puis le moment tant attendu arrive. Tout est filmé, les quatre dernières minutes sont enregistrées (vous les trouverez ici). Les larmes me submergent, je cherche mon repère, il est aussi ému que moi. Des mois que j’écris tous les jours, qu’il me regarde, que je lui lis, nue et avec mon collier, assise sur le tapis du salon. Des mois que nous vivons au fil de mes écrits, qu’il donne son avis, qu’il prend des notes, notamment certaines scènes qui l’intéressent. Et là, cet arrêt brutal nous le vivons ensemble. Bien sûr il y a d’autres écrits qui sont en cours, des tas de projets, mais cette trilogie c’est ma première, c’est une étape dans notre vie. Et si je n’arrivais plus à le faire rêver ? À vous faire rêver ? Au creux de ses bras, je laisse l’eau de mon corps se mêler à ses larmes. Cette union que nous vivons est essentielle. Tout est partagé et vécu ensemble et cela fait plus de vingt ans que ça dure. Comme quoi l’amour est une chose cultivable à chaque instant. Alors, tandis que je glisse doucement vers la mélancolie je sens le pantalon de Monsieur grossir. Abuserait-il de moi dans un moment pareil ?

  • Quel meilleur moment ma belle ?

Sans répondre, je le laisse disposer de moi. C’est à genoux qu’il me veut et à genoux qu’il m’aura. Il appuie sur ma tête jusqu’à ce qu’elle touche le sol et relève ma robe au niveau de ma taille. Accroupis sur mon dos, ses doigts s’agitent sur mes chairs brûlantes. Il les entre violemment puis les sort avec autant d’empressement. Je sais ce qu’il veut, mais je suis bien trop triste pour cela. Pourtant il n’arrêta  que lorsque toute l’eau de mon corps sera sortie. Tout s’agite en moi, je cherche à changer de position, mais ses jambes me coincent et ses mains me maintiennent fermement en m’assenant quelques claques bien fortes. Je chauffe de partout, ma tête est en ébullition. Elle qui cherchait à garder un peu d’eux, encore, ne sait plus à quoi se raccrocher. Mon ventre crie, mon vagin pleure et c’est fontaine que je deviens pour me liquéfier sous ses doigts libérateurs. Ma jouissance implose et explose, mon cerveau vit sa part, mes jambes deviennent guimauve, je glisse petit à petit, mais ce n’est pas son dernier mot. Sans que je puisse terminer et prendre part à cet orgasme, un second arrive, plus fort, la fontaine déborde et mes sanglots s’expriment. Je suis triste, mais tellement bien également. Je n’arrive pas à me situer, je suis une bille sur un fil qui navigue entre deux émotions et Dieu que c’est compliqué de se stabiliser. Enfin tout cesse et mon corps me lâche pour se répandre lui aussi sur le sol. Reste de moi que ma paire d’escarpins, échouée sur le parquet mouillé.

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À bout de souffle je revis, mais ce n’est pas fini, Lui aussi attend. Il ouvre son pantalon et c’est sur le sol humide que j’avance à genoux pour le satisfaire. Qu’on est bien, ensemble, ici, dans cet espace qui est le seul témoin de nos ébats.

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Plus de force pour pleurer, il faut que je me ressaisisse et que je sois à la hauteur de la femme qu’il veut que je sois. Il me demande d’aller me doucher pendant qu’il remet un peu d’ordre. L’eau chaude me fait du bien et malgré l’envie, plus aucune larme ne veut sortir. Il faut avancer maintenant.

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Je le regarde à travers la douche, il me regarde à son tour, nos regards se croisent et nos sourires se mélangent. Je l’aime. Il est à moi ! Et à moi aussi dit ma petite voix. (petit clin d’œil à Emma au passage). Lorsque je sors de la douche, il est en train d’installer une chose qui m’attire autant qu’elle me fait peur.

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Je cherche des réponses, il ne m’en donnera aucune je le sais bien. Changement de tenue, transparence de rouge, de blanc, de dentelle, de soie et de soumission bien sûr. Il est beau dans ses préparatifs et il me donne envie de lui sauter dessus. Il jette un œil à sa montre, je comprends que je dois aller préparer le diner. Pendant que le foie gras prend l’air ambiant, Monsieur entre dans le jacuzzi et demande que je lui fasse la lecture. J’ouvre une bouteille de champagne brut, siglé Eva Adams. Je viens de le recevoir et nous l’inaugurons tous les deux. Je suis plus que ravie de ce partenariat avec des exploitantes et récoltantes. Depuis 1730 leur exploitation est exclusivement féminine. Une histoire de femmes qui se transmettent les rênes d’une passion : le champagne au féminin. Il en résulte du champagne brut, rosé et blanc, mêlant subtilité et sensualité pour le plus grand plaisir des palais connaisseurs.

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Les petits fours délicieusement préparés par Rachel accompagnent cette première coupe et nous nous installons pour la lecture des derniers chapitres. Monsieur est attentif. Il ne sait pas ce que j’ai prévu, cela fait quelques chapitres que je ne lui lisais plus. Pour un final en apothéose. Ses sourcils se lèvent par moments, à d’autres il retient son souffle, se questionne. Je souris, cela fonctionne comme je l’imaginais. Fin d’un chapitre, je ferme l’ordinateur et me lève. Eh oui, moi aussi je peux frustrer ! Le sourire aux lèvres je ne me retourne pas, je ne veux pas croiser son regard. Je prépare l’entrée : Foie gras au confit de figue cuite au chaudron (pas le mien), mini poivrons, olives vertes et piments farcis au fromage frais et aux herbes fraîches, tomates séchées à l’huile d’olive, du pain grillé, parce qu’il y a même un grille-pain à Glam’room et champagne bien sûr. Les assiettes déposées sur la table, j’attends la tête baissée, qu’il juge de mon entrée et me donne l’autorisation de m’asseoir.

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Il prend place, lève son verre vers moi et bois une gorgée. J’attends, impatiente de savoir si cela lui plaît, jusqu’à ce qu’il m’invite à me joindre à lui. Nous dégustons cette entrée en parlant de mes livres, de l’évolution de mon écriture, de son souhait de me voir écrire des choses plus dures, d’aller plus loin dans les émotions, dans l’ombre, emmener ma prochaine soumise dans les tréfonds de son être, de son âme peut-être. J’en ai envie, et déjà mille et une idées se bousculent dans ma tête pour avoir la chance d’être la première à féconder mon cerveau. Peut-être accoucherais-je de triplés encore (comme l’a si bien dit un ami). Assiettes débarrassées, lavées, séchées et prêtes pour la suite, mais le temps que cela cuise, je reprends la lecture. Il écoute, sagement et non sans crainte, les mots que j’égraine. Des petits cris sortent de sa bouche par moments, je rigole, mais l’instant est grave.

Emma ! Mon Emma !

Par moments mes yeux s’humidifient, mais je dois rester présente, à Lui, à ses envies. Chapitres terminés, je ferme et souris encore. J’imagine son cœur fait des montagnes russes. Je sais j’ai vécu les mêmes en écrivant ces mots et je les vis encore en les lisant. Nouveau plat : magret de canard poêlé, sauce aux poivres verts, purée de topinambour et pommes de terre. Encore une fois j’attends.

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Il prend son temps, goûte mon plat et une fois qu’il estime que cela lui convient, je peux moi aussi manger. Cuisiner pour lui j’adore, c’est comme une nouvelle page écrite et dont j’attends son retour. Je remercie tous ceux qui ont participé à ma demande de me donner des idées de repas. J’ai choisi des choses parmi celles que j’avais reçues et cela donne ceci. Toutes traces de repas sont effacées pour laisser la place au dessert : quatre macarons et des pralines, offertes par Rachel.

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La première fois que nous sommes venus, nous avions des chocolats, cette fois des pralines. Et vous, qu’aurez vous ? Car vous aurez également une petite douceur en plus de profiter de ce lieu délicieux. Le repas terminé, la cuisine rangée et propre, il est temps de tester de nouvelles sensations. Sa main dans mes cheveux me conduit tête baissée vers le mur où pendent des chaines, d’une lourdeur incroyable vu les larges maillons. Il l’enroule autour de ma gorge, de mes seins, de mon ventre et de mes poignets puis sort sa cravache. Je crains pour mon corps, pour mes seins, pour mon ventre, je ne dis rien. Le froid endolorit quelque peu ma peau tandis que le cuir s’écrase sur moi par multiples morsures brûlantes qui dévorent mon être. Son sourire diabolique laisse entrevoir ses intentions. Il gagnera c’est sûr et je n‘ai pas envie de me battre. Mais pour celui qu’on aime, on le doit. On se débattra pour lui montrer que nous sommes un partenaire à sa hauteur, que rien n’est gagné, que la route est longue et laborieuse, mais que nous nous comprenons et qu’ils ne nous auront jamais, car ensemble nous sommes plus fort qu’eux tous. À cet instant je suis sienne, il est mien, nous jouons ensemble une mélodie trop grinçante pour certains, tellement jouissives pour d’autres. Le poids des chaines n’est plus, libérée par les souffles qui émanent de lui à chaque contact, car il sait mieux que quiconque ce qu’il me faut. Il est celui qui a tout accès à mes limites, qui les repoussent, qui les créent. Il est Lui et c’est pour cela que je l’aime parce que je sais qu’il ne prendra pas de pincettes, parce qu’il sait que ce n’est pas ce qu’il me faut et que je mérite mieux que des coups de fleurs sur la peau, que je mérite mieux que des fraises enrobées de chocolat. Il le sait ! Il sait qu’il me faut des caresses appuyées, des sensations de manques, des chutes libres, des respirations coupées, des marques sur ma peau pour me rappeler que je suis en vie et que c’est grâce à lui. J’aime le voir dans ces moments de domination où il prend sa place, où le monde extérieur n’existe plus, où les volets sont fermés et où seuls les amoureux de BDSM s’émoustillent au son du martinet. Mon corps agonise, veut le sentir au plus profond, comme si sa présence pouvait me ranimer, me donner consistance. C’est une sensation étrange de se dire qu’on est consistant que lors de ces séances, fortes et puissantes où se mêlent cris de désirs, de plaisir, de jouissance, mais aussi de douleur et d’encore. Le sentir entre mes cuisses, renaître à chaque poussée, mourir à chaque sortie, puis revivre et enfin se libérer.

Épuisée, il me conduit dans le jacuzzi puis me rejoins avec deux coupes de champagne bien mérité. La décoration a changé, un nouveau tableau végétal décore les lieux. Tout est fait pour qu’on se sente ailleurs et cela est des plus profitables. Nous nous détendons quelque temps puis le temps de lire la fin arrive. Je sors de l’eau, passe un peignoir puis tends le sien à mon homme. Sa main vient caresser ma joue. Il sait que ce moment est difficile et si lui attend la fin, moi je revis la vie d’Emma, celle que j’ai vu grandir, la femme timide qui est devenue forte grâce à Esteban. Je vais devoir revivre l’horreur, le drame, les larmes. On dit qu’il faut se détacher de ses personnages, mais je ne suis que personnage. Je suis moi, je suis Eva Adams, je suis Sienne et à cet instant je suis auteur et tant que tel je vis le drame de laisser partir mes premiers protagonistes qui m’ont fait grandir avec eux. Séchés nous nous installons sur le lit. Allons-y qu’on en finisse. Les pages défilent, les larmes coulent, son cerveau se remémore les choses, les interrogations trouvent réponse, les manques se remplissent, les doutes explosent, le ciel devient gris, la colère gronde, les larmes de toute part éclatent, les explications viennent apporter la douceur qui nous manquait puis c’est fini. L’épilogue nous retient encore un petit peu puis c’est au tour des remerciements, difficiles à lire, poignants, larmoyants, mais sincères. C’est terminé. Je vous aime tous. Je l’aime Lui. Je vous remercie.

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Au réveil je prépare son petit déjeuner. Toujours une merveilleuse brioche que je fais griller juste un peu pour que la confiture d’orange amère fonde délicatement. Nous petit-déjeunons les yeux dans les yeux. Que dire ? Tout est fini mon amour. Ils ne sont plus à moi. Nouvelle tenue faite de cuir et de résille, une furieuse envie de rock, d’envoyer au monde le message de ne pas venir se frotter à moi aujourd’hui, seul lui a le droit. Une dernière séance, attachée, offrir ma peau dénuée de marques, le laisser créer un nouveau tableau sur mon dos, sur mes cuisses, sur mes bras, sur mes seins.

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Les lanières se frottent à moi, elles ont le droit elles, car elles me font du bien, puis c’est ses mains. Nous ne faisons qu’un, je suis son rythme déchainé et ne cherche aucune sortie. De toute façon je suis attachée au mur et croyez-moi, impossible de tirer sur les liens pour s’échapper. Las, mais ravi, il me porte pour quelques photos de partie de moi. Des moments immortalisés, des morceaux de peau électrisés.

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Nos corps finissent par s’entremêler aux chaines qui retiennent mes poignets et mes chevilles, quel bonheur de nous savoir existants à cet instant, tous les deux. L’heure du rangement a sonné, c’est encore passé trop vite, mais c’est ainsi. Les bonnes choses ont une fin pour pouvoir laisser la place à de nouvelles. Je m’empare de l’appareil photo et prends quelques clichés et fige mon Maître pour une photo souvenir de notre passage dans ce lieu. Nous pourrons dire, nous y étions !

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Les 24 et 25 octobre 2016, Emma et Esteban y étaient aussi. La fin de la trilogie Panama a été écrite ici. Tout ceci a été possible grâce à Rachel. Merci pour tout ce que tu fais et nous offres, une très belle amitié est née qui perdurera je n’en doute pas.

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Et vous, quand est-ce que vous laisserez trace de votre passage à Glam’room ?

 

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